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vitamineB3-thonLa vitamine B3, aussi appelée vitamine PP, est contenue principalement dans le lapin, le thon et les pommes de terre. Elle doit être consommée à hauteur de 54 mg par jour. Ses principales fonctions dans l’organisme sont la production d’énergie et son rôle dans la division cellulaire. La formation des globules rouges (sang) et son action sur le système nerveux sont également des activités importantes. Si les apports sont insuffisants, des troubles comme une perte d’appétit, une extrême fatigue, des engelures et des aphtes peuvent apparaître.

  1. Définition
  2. Rôle physiologique
  3. Sources alimentaires et quantités associées
  4. Apports nutritionnels conseillés : nos besoins réels
  5. Statut nutritionnel : identification des groupes à risque
  6. Carences et signes de carences
  7. La supplémentation en vitamine B3
  8. Conclusion

Définition (1) (2)

Définition de la vitamine B3 ou PP

L’acide nicotinique et le nicotinamide se présentent sous la forme de cristaux blancs avec une saveur amère. L’acide nicotinique plasmatique est capté par les globules rouges et par le foie, où il sera converti en deux coenzymes actifs : le Nicotinamide Adénine Dinucléotide (NAD) et le Nicotinamide Adénine Dinucléotide Phosphate (NADPH). Les réserves sont peu nombreuses, mais permettent de tenir entre deux et six semaines. Une synthèse endogène à partir de l’acide aminé (e tryptophane rovenant lui-même des dégradations des protéines alimentaires)est également présente. 60 mg de tryptophane sont nécessaires à la synthèse de 1 mg de nicotinamide. L’élimination se fait principalement par les urines sous formes de métabolites. La dose maximale autorisée en France dans les compléments alimentaires est de 54 mg/ jour.

Rôle physiologique (1) (2) (5)

L’absorption de la vitamine PP se fait sous ses différentes formes. L’absorption s’effectue tout au long de la paroi intestinale, elle est rapide et totale et se fait par un mécanisme de transport facilité.

La vitamine PP possède différents rôles au sein de l’organisme :

  • Métabolisme : la vitamine PP, et notamment le Nicotinamide Adénine Dinucléotide (NAD), permettent l’utilisation et la dégradation des protéines, lipides et glucides. Elle participera à l'obtention de l'énergie nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.
  • Programme génétique : le Nicotinamide Adénine Dinucléotide (NAD) interviendrait également dans la copie du programme génétique de nos cellules (multiplication cellulaire) lors du stade fœtus, mais également lors de la croissance, d’une cicatrisation ou de la réparation de nos tissus. Cette multiplication apparaitrait également lors d’une invasion par un agent pathogène ou étranger par une augmentation du nombre de cellules immunitaires, et particulièrement les globules blancs. Elle participerait également à la réparation de l’ADN lorsque celui-ci à subit des agressions extérieures comme l’exposition aux UV, aux produits toxiques ou aux médicaments.
  • Globules rouges : La vitamine PP est nécessaire à la formation des globules rouges, au bon fonctionnement de la circulation sanguine et à l’apport en oxygène aux cellules.
  • Système nerveux : la vitamine PP, et notamment le Nicotinamide Adénine Dinucléotide Phosphate (NADPH), sont impliqués dans la transformation de certains acides aminés qui interviendront dans la synthèse de plusieurs neurotransmetteurs (Dopamines, noradrénalines et sérotonines)
  • Santé de la peau : la vitamine PP maintien l'intégrité de la peau et des muqueuses.

La vitamine PP peut également intervenir sur le système digestif et au niveau de la synthèse de certaines hormones sexuelles.

: allégations santé validées par l'EFSA.

Sources alimentaires et quantités associées (4) (5)

La vitamine PP se retrouve principalement dans les céréales, la volaille, le lait et les œufs, les légumes et les fruits frais. L’apport journalier recommandé est de 16 mg / jour.

Tableau des AJR en vitamine PP/B3 selon les aliments

La vitamine PP est la vitamine la plus résistante (chaleur, lumière, eau). La cuisson ménagère occasionne des pertes de moins de 20% ce qui reste acceptable. L’eau occasionne cependant près de 50% des pertes.

Apports nutritionnels conseillés (4)

La vitamine PP n’étant pas synthétisée par l’organisme, elle doit être apportée en quantité suffisante par notre alimentation, et notamment par la consommation des produits riches en vitamine PP cités ci-dessus. Les besoins en vitamine PP varient légèrement en fonction des variations climatiques, ethniques, des habitudes alimentaires et du mode de vie des individus.

Apports nutritionnels conseillés en vitamine PP pour la population française (Afssa 2001)

Tableau des ANC en vitamine B3/PP

Statut nutritionnel : identification des groupes à risque de déficience d’apport

La consommation de la vitamine PP est analysée dans plusieurs études menées en France :

Etudes portant sur la consommation de la vitamine PP

On relève quelques facteurs pouvant dans certains cas amener à une médication visant à supplémenter l’individu en vitamine PP. Les principaux groupes à risques sont les personnes alcooliques, les personnes âgées et les personnes atteintes d’une maladie génétique (Hartnup).

Carences et signes de carences (1) (2) (5)

La carence en vitamine PP se manifeste par divers signes plus ou moins graves et les premiers signes ne sont pas spécifiques. La principale carence est la pellagre qui s’associe à différents autres symptômes.

La pellagre : d'est une maladie devenue rare, mais qui fut très courante au début des années 1900 aux Etats-Unis. Le patient a l’air très affaibli (maigreur extrême), des altérations motrices et sensitives comme une diminution de la sensibilité (fourmillement dans les membres) et des tremblements apparaissent. Elle se manifeste également par l’apparition des symptômes dits "des 4 D" : Diarrhées, Dermatoses, Démence et Décès.

Dermatose : ces lésions permettent d’effectuer le diagnostic de la pellagre. Elles touchent les zones de la peau qui sont exposées au soleil (mains, avant-bras, jambes…). Une hyperpigmentation et des squames font alors leur apparition. La langue et les muqueuses sont également touchées : douloureuses, lisses et de couleur rouge vif, elles peuvent induire en erreur le diagnostic car elles constituent les symptômes d’autres carences (comme la vitamine B1)

Diarrhées : phénomène très répandu accompagné de douleurs abdominales dues à des lésions du tube digestif.

Démence : l’atteinte du système nerveux se manifeste par différents signes suivant le degré de la carence. Les manifestations les plus importantes sont : irritabilité, perte de mémoire, anxiété et insomnie. Une démence peut alors apparaître si ces premiers signes ne sont pas soignés par le rétablissement d’une concentration en vitamine PP normale.

Décès : les personnes non soignées décéderont de la suite de cette carence avancée en vitamine PP.

Symptômes d’un légé déficit : une perte d’appétit et donc de poids, des maux de tête, des aphtes et des engelures, le tout accompagnés d’une extrême fatigue, sont les premiers signes d'un déficit en vitamine PP. Mais n’étant pas spécifique à ce phénomène, il est difficile d’en diagnostiquer la cause exacte dès le début.

La supplémentation en vitamine PP

La vitamine PP agit principalement sur le coeur.

Etudes sur la supplémentation en vitamine PP

Conclusion

La vitamine PP est hydrosoluble et peu synthétisée par l’organisme. Elle doit être apportée par l’alimentation en quantité suffisante car elle ne peut être stockée. Elle est nécessaire à la production d’énergie, au bon fonctionnement du système nerveux et à la multiplication cellulaire. Elle peut provoquer si sa concentration est trop basse, une maladie extrêmement grave appelée la pellagre, conduisant au décès du patient si elle n’est pas soignée.

Bibliographie:

  • (1) Les vitamines Données Biochimiques nutritionnelles et cliniques CEIV
  • (2) Le nouveau guide des vitamines de Thierry Souccar et du Dr Jean Paul Curtay
  • (3) Afssa apports nutritionnels conseillés pour la population française
  • (4) http://www.afssa.fr/TableCIQUAL/
  • (5) Encyclopédie des vitamines, Volume 1, 2, 3, Jean- Claude Guilland et Bruno Lequeu, Lavoisier 2009